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Les styles de management dans le monde

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On ne dirige pas une entreprise en France comme on gère une firme en Allemagne, en Suède ou au Japon. Le contexte culturel a toujours eu son mot à dire sur le style de management, et l’aptitude du gestionnaire à s’adapter à cette donnée constituera un sérieux atout ou une faiblesse handicapante. La Harvard Business Review s’est penchée sur la question et fait ainsi écho à la célèbre cartographie de Richard Lewis qui a répertorié plusieurs styles de leadership selon les pays.

Le leader opportuniste Vs. le leader synchronisé

Les pays d’Europe du Nord voient évoluer un type de manager qu’on appelle le « leader opportuniste ». C’est ce qu’affirme Tomas Chamorro-Premuzic, auteur de l’article publié par la revue de Harvard, qui s’est intéressé aux styles managériaux dans le monde. Ses caractéristiques ? Il tire profit des situations favorables et fait montre d’une grande capacité d’adaptation aux nouvelles données de son environnement. A ce profil, l’auteur oppose le « leader synchronisé », que l’on retrouve surtout en Asie (Chine et pays du Golfe). Fin communiquant, ce manager accorde le plus clair de son temps à la recherche du consensus avant de mettre en œuvre le plus rapidement possible les mesures décidées pour ne pas compromettre l’accord si durement arraché.

Attention au « kiss up, kick down »

Les styles de communication sont également particulièrement marqués d’un pays à l’autre. Selon la même étude, le management directif est apprécié aux Pays-Bas : un manager qui communique outre-mesure peut être perçu comme un manager faible. C’est tout le contraire de la Suède et du Canada où l’on préfère les dirigeants bienveillants qui tentent de consolider les relations interpersonnelles. En Inde, l’auteur évoque un style qu’il appelle le « kiss up, kick down ». Il s’agit de managers qui montrent une déférence excessive envers leurs supérieurs et d’un autoritarisme strict envers leurs collaborateurs.  S’il est toujours possible d’adapter son style de leadership à son environnement, l’effort pourra vite devenir laborieux si la situation impose de s’éloigner de sa nature. « Aller contre ses tendances naturelles et ses prédispositions culturelles demande beaucoup d’efforts, et identifier les comportements qui favorisent la réussite et ceux qui l’inhibent nécessite aussi un certain niveau d’analyse », conclut l’étude.

Cartographie des styles managériaux dans le monde

Dans son livre « When Cultures Collide » publié en 1996, le linguiste britannique Richard D. Lewis propose une représentation graphique des différents styles de management en fonction des pays et des cultures. Si elle semble un peu trop « généralisante », cette cartographie bénéficie du cachet de son auteur qui collectionne les honneurs dans les domaines de la communication et du management. Pour Lewis, les comportements des leaders ne varient pas outre-mesure, « même dans les pays où la croissance économique est rapide ». Voici quelques exemples que l’on retrouve dans son ouvrage :

  • Allemagne : management par le consensus sous l’encadrement de la hiérarchie ;
  • Suède : primus inter pares. Cette expression désigne une personne qui préside une assemblée sans avoir de pouvoirs propres. Concrètement, il s’agit d’une égalité formelle entre les membres ;
  • Etats-Unis : individualisme structuré dans lequel le top/middle management prend les décisions de manière individuelle selon les domaines de spécialité ;
  • France : management autocratique vertical en top-down ;
  • Norvège : « hiérarchie amicale ». Le patron est au centre du dispositif, mais il reste accessible et proche des cadres responsables ;
  • Royaume-Uni et Australie : management décontracté, diplomate et basé sur la collaboration.

Lewis qualifie ces profils de « vrais stéréotypes » basés sur une approche généraliste qui s’inspire du terrain.

Et vous, quel est/sera votre style de management ?

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