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Voyage à San Francisco : La dynamique managériale

Fin février 2017 et pour la 2ème année consécutive, nos étudiants de l’ESAM ont eu l’immense chance de partir une semaine à San Francisco afin de s’initier et de sensibiliser à la culture entrepreneuriale. Ce fut une semaine pleine de rebondissements, de conférences, de rencontres et de découvertes pour nos ésamiens.

 

Découvrez le témoignage de Rayane Wahabi, étudiant en cinquième année, en spécialité entrepreneuriat et innovation.

Dans le cadre de notre voyage culturel et axé sur l’innovation à San Francisco, nous avons eu l’occasion de visiter de nombreuses entreprises et universités.

Une des innovations les plus frappantes à mon sens est très certainement la manière d’évoluer sur le lieu de travail, les américains ont compris qu’il fallait créer un climat de confort afin d’augmenter la productivité.

On retrouve souvent cet esprit « start up » , dans les plus grandes sociétés de la Silicon Valley, Commençons donc par définir l’esprit start up afin de pouvoir percevoir les enjeux d’une telle application à la gestion d’une entreprise de petite mais également de grande taille.

Une certaine spontanéité, un goût pour l’innovation et, selon Au­gustin Paluel-Marmont, cofondateur de Michel et Au­gustin (produits alimentaires), «une vision différente de l’entreprise». Mais en quoi précisément consiste cette différence ? Réponse en quatre points.

  1. Une ambiance de travail conviviale
  2. Un mouvement permanent
  3. Des échanges constants
  4. Des initiatives antiroutine

 

Une atmosphère conviviale centrée sur le plaisir, lorsqu’un individu passe plus de 40h par semaine sur son lieu de travail, il devient nécessaire de le canaliser, d’effacer la notion de pression afin d’augmenter considérablement sa productivité et son efficacité.

Un bon exemple, que nous avons pu observer à San Francisco. Les espaces de coworking, qui d’ailleurs sont un business florissant dans la Silicon Valley, semblent avoir trouvé le bon compromis, à savoir, proposer des espaces de travail  agréables ainsi qu’un microcosme entrepreneurial hors du commun. En effet les personnes qui adhèrent à ce système de coworking , bénéficient de l’effervescence de ces lieux, ils y trouvent des partenaires , de nouvelles idées, ainsi que de nombreux coups de pousses. Par exemple, après une discussion autour d’une verre , un codeur peut vous offrir une partie de son code ou vous aider à développer le vôtre etc.

De plus, le mouvement permanent vous encourage à élargir massivement votre réseau.

Le principe du partage et l’échange sont la base de la réussite du modèle de la Silicon Valley, à savoir se rapprocher des pôles de recherche afin de développer constamment de nouvelles innovations.

C’est exactement le même schéma qui est appliqué dans les espaces de coworking, se rapprocher d’un maximum de personnes afin de faire évoluer une idée ou un process, désormais vous ne travaillez plus dans votre propre environnement mais dans un ensemble de microcosmes interconnectés qui forme un macrocosme.

Pour exemple, nous avons visité le Renault Nissan Open Lab , où on nous à expliquer qu’ils rencontraient fréquemment des éléments d’autres sociétés dans l’automobiles ayant des antennes dans la Silicon Valley, afin de faire mûrir des idées, j’ai trouvé ça particulièrement intéressant d’aller échanger avec la concurrence tout en protégeant uniquement les informations sensibles, ce qui leur laisse toutefois un boulevard pour échanger et évoluer.

Ce modèle d’échange est un vrai catalyseur économique, l’évolution d’une offre à toujours été basée sur la concurrence, plus il y a d’acteurs sur un marché, plus l’offre évolue, ce qui donne naissance à nombre d’innovations. Cependant lorsque le partage de l’information survient avant la production, au moment de la conception, l’évolution devient bien plus rapide car chaque élément est vérifié sur les phases d’avant production.

L’entraide à également une place importante dans la Silicon Valley, l’envie d’aider en retour est vraiment très présente chez les jeunes entrepreneurs qui s’en sortent, je n’ai pas le sentiment que ce phénomène soit aussi répandu dans certaines milieux professionnels Français.

La méthode agile comme principale différence

Un des éléments les plus importants après la naissance d’une idée est la manière selon laquelle elle est développée.

La culture du risque est inhérente aux USA, ce qui a pour effet de changer toute leur méthodologie en termes de business, d’où la méthode agile :

Définition Ideematic : « Les méthodes agiles sont une approche itérative et collaborative, capable de prendre en compte les besoins initiaux du client et ceux liés aux évolutions. La méthode Agile se base sur un cycle de développement qui porte le client au centre. Le client est impliqué dans la réalisation du début à la fin du projet. Grâce à la méthode agile le demandeur obtient une meilleure visibilité de la gestion des travaux qu’avec une méthode classique »

 

Conclusions personnelles

Comment optimiser notre façon de fonctionner dans le monde des affaires en France ?

Les cultures sont en apparence bien différentes, cependant n’ont-elles pas de points communs ?

La recherche de l’épanouissement peut-elle être si différente ? Les mécanismes liés au plaisir et la productivité sont-ils diamétralement opposé de ce côté de l’atlantique ?

J’aime à penser que nous ne sommes pas si différent, mais peut être bien que les entrepreneurs Américains ont compris avant nous l’intérêt de mélanger plaisir et travail afin de tirer le meilleur de leur troupe, peut-être ont-ils également compris avant nous que le seul moyen de vérifier la pertinence d’une idée, c’était bel et bien de la tester afin d’avancer ou non avec.

Pouvons-nous donc intégrer de style de gestion dans nos entreprises Françaises ?

Je le pense, cela nécessite un peu plus de souplesse de la part des différentes parties, mais ça nous serait profitable à tout point, cela développerait notre capacité à innover, boosterait la compétitivité de nos entreprises à une échelle mondiale et nous permettrait de renouer avec la croissance à l’heure où celle-ci est soutenue artificiellement.

Changer notre façon de travailler en France pourrait être sans nul doute la révolution que les Français attendent.

 

Rayane Wahabi, étudiant 5ème année ESAM

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